Les Bottes Jaunes

Cie La Née-la-nuit

Des bottes, une tête lisse comme un galet, un bateau en papier dans les profondeurs d'un rêve.

Comptine marionnettique pour théâtre de plage

Âge: à partir de 3 ans

Genre: Spectacle sans parole / Théâtre d’ombres, marionnettes

Distribution: Anaïs Raphael

Artiste: Anaïs Raphel

Durée: 35 minutes 

Synopsis

Deux petites bottes jaunes vives et fantasques, une tête lisse comme un galet, un bateau en papier dans les profondeurs d’un rêve, vont et viennent, nous embarquent d’une rive à l’autre, d’histoires bizarres en rêves fous, sautillent, bondissent, trépignent, de personnages étrangement attachants en situations cocasses ou contemplatives.
Mené par une marionnettiste presque invisible, c’est un ballet d’images oniriques et farfelues, naïves et dissonantes qui se mettent à vivre intensément.
Un univers original, tendre et cruel, drôle et poétique, une histoire en boucle écrite au fil des images comme une comptine insolente. Haïku visuel pour marionnettes, ombres, mains et autres objets … un spectacle qui raconte avant tout la liberté et la puissance de l’imaginaire.

Histoire 

Deux petites bottes jaunes qui vont et qui viennent, nous embarquent d’une histoire à l’autre, d’un rêve à l’autre, révélant des êtres étranges et des situations absurdes.
Mais ces bottes jaunes, que seraient-elles sans des mains aux doigts fantasques venant les habiter, et sans cette drôle de tête, lisse comme un caillou ?

D’ailleurs, quand on y repense, rien ne serait arrivé sans ce bateau en papier.

Il y a d’abord une plage de sable, galets et coquillages. Apparaît un drôle de personnage à la tête ronde et blanche comme un galet. Ce personnage fait la découverte – saisissante – d’une paire de petites bottes jaunes juste à sa taille, ainsi que de tout un tas de trésors cachés dans le sable, parmi lesquels un petit bateau en papier. Puis une tempête fait rage (théâtre d'ombres) et entraîne le bateau dans ses tourbillons. Le bateau est repêché et se métamorphose à son tour au contact des bottes jaunes. Un poulpe passe. Tout se disloque, puis se recompose jusqu'au paroxysme : avec ce « théâtre dans le théâtre », qui vire à la catastrophe burlesque. Il ne reste alors plus rien, ou plutôt si, il reste ce mystérieux bateau en papier, par qui tout est arrivé. Sur les gravats de ces rêves en morceaux effondrés, voilà de nouveau une plage de sable.


Informations utiles

Les bottes jaunes se joue des clichés et surprend, bondissant de situations cocasses en instants contemplatifs. 

L’univers est poétique et décalé, engagé dans l’absurde et l’onirique, tout en laissant une place forte à la tendresse et à l’humour.

Musiques et sons utilisés dans le spectacle :

  • Études pour piano de Debussy
  • Extrait de la BO du Roi et l’Oiseau, film d’animation de Jacques Prévert et Paul Grimault, musique de Wojciech Kilar
  • Arvo Pärt
  • Moondog, Marimba
  • Air de Piano limonaire : les bons vieux, par Y. & D. Anezo-Bouilhol
  • Bruitages de mer, pluie, orage

Une œuvre inspirée

Les Bottes jaunes est le fruit d'un travail d'Anaïs Raphel qui a été inspirée et influencée par les œuvres suivantes :

Film d’animation de Prévert et Grimault, Le Roi et l’Oiseau (délicatesse et barbarie, burlesque et contemplatif) :

  • policiers volants chauves-souris tout noirs
  • ombres distordues courant dans les escaliers
  • dimensions (gigantisme et miniature)


Film d’animation de Michel Ocelot, Kirikou (personnage, tendresse, insolence) :

  • enfant dormant
  • enfant courant avec ses petites pattes
  • vivacité enfantine et indolence adulte


Genre cinématographique du burlesque

  • muet en noir et blanc avec musique d’accompagnement
  • comique du corps et de la catastrophe

Littérature (image/texte/pensée)

  • Hans Traxler, Voyage au bout de l’éponge (pour l’écriture, les images, l’absurde)
  • Maurice Sendak, Petit ours, Max et les maximonstres, Pierre, conte très moral (pour l’humour, la tendresse et la liberté de ton)
  • Bill Watterson, Calvin et Hobbes (pour le personnage de Calvin,son sale caractère et sa liberté de penser et d’imaginer)
  • Lewis Caroll, Alice au pays des merveilles (métamorphose, pensée onirique, écriture en « rêve initiatique »)
  • Bachelard, L’air et les songes (pour des images liées au rêve et à la contemplation, à des sensations de l’espace)
  • John Fante, Sur la route de Los Angeles (pour le sale caractère, violent et attachant)
  • Ionesco/Claveloux, Conte n°4 (pour des images oniriques d’un réel déconstruit, en puzzle, la tête à l’envers et la marche au plafond)

Copyrights Visuels : Julien Le Cuziat